#Présidentielles : Ces répliques cultes qui ont fait mouche

🇫🇷 Les répliques du second tour du débat présidentiel 🇫🇷

 

Chez Wishibam, on suit les présidentielles de près. Alors quand on est tombés sur cet article d’Europe 1 sur les répliques qui ont marqué les débats de l’entre-deux tours, on n’a pas résisté !

Allez, juste pour le plaisir 🙂

1974, Le monopole du cœur. Alors que François Mitterrand reproche à la droite son manque de “cœur”, et une mauvaise redistribution des “fruits de l’effort national”, son adversaire l’accuse de verser dans le pathos : “Je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l’avez pas… J’ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n’avez pas le monopole du cœur”. Valéry Giscard d’Estaing confiera plus tard dans son autobiographie, Le Pouvoir et la Vie : “Je crois que j’ai été élu président de la République, grâce à une phrase de dix mots : ‘Mais, monsieur Mitterrand, vous n’avez pas le monopole du cœur !’”.

 

1981, La revanche de François Mitterrand. Le socialiste, échaudé sept ans plus tôt, a préparé de longue haleine ce second duel avec Valéry Giscard d’Estaing. Le jour j, à Giscard qui l’avait qualifié en 1974 d’ “homme du passé”, ciblant sa longue carrière dans les ministères de la IVème République, François Mitterrand joue sur les mots pour mieux dénoncer l’immobilisme du septennat écoulé. “Vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a sept ans, ‘l’homme du passé’, c’est quand même ennuyeux que vous soyez devenu dans l’intervalle, vous, l’homme du passif. Cela gêne un peu votre démonstration d’aujourd’hui”.

 

1988, Chirac, Premier ministre malgré lui. D’entrée de jeu, François Mitterrand, au zénith de sa popularité, assoie sa stature présidentielle et fait montre de sa supériorité en s’obstinant à renvoyer son adversaire à son siège de Premier ministre. “Permettez-moi de vous dire que, ce soir, je ne suis pas le Premier ministre et que vous n’êtes pas le président de la République. Nous sommes deux candidats, à égalité, et qui se soumettent au jugement des Français […]”, finit par lui faire remarquer Jacques Chirac. Réponse du Sphinx : “Mais vous avez tout à fait raison, Monsieur le Premier ministre !”.

 

2007, “pour être président de la République, il faut être calme” . Les deux candidats de 2007 s’écharpent pendant leur débat sur les questions d’éducation. Ségolène Royal reproche à Nicolas Sarkozy de laisser de côté la prise en charge des enfants handicapés. Le ton de la candidate PS monte rapidement, elle veut faire valoir “une colère saine”. “Calmez-vous, calmez-vous. Ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé”, lui demande posément Nicolas Sarkozy, avant de relever : “Pour être président de la République, il faut être calme”.

 

2012, une anaphore entrée dans l’histoire. À la question : “François Hollande, quel président voulez-vous être ?”, l’intéressé se lance dans une série de quinze anaphores : “Moi président de la République..” La séquence s’étale sur trois minutes, et semble d’autant plus longue que Nicolas Sarkozy reste parfaitement silencieux. Sur Canal+, deux jours plus tard, François Hollande a expliqué que c’est le silence de son adversaire qu’il l’a poussé à surenchérir : “J’aurais pu continuer longtemps, j’en avais. Il attendait que ça s’arrête et ça ne s’arrêtait pas, dans ses yeux je lisais : ‘Mais quand est-ce que ça va s’arrêter ?’, je pensais que c’est une information qui échappait aux Français !”.

 

Sur ce, tous aux urnes le 7 mai !

La Wishibise ♥

CC_logo_charlottest-011-300x105

 À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT : DIS-NOUS CE QUE TU PORTES, ON TE DIT POUR QUI TU VOTES !

#Présidentielles : Pour qui voter selon votre style vestimentaire ?

[…]

Laisser un commentaire